Le Kachelofen, un bar tout à fait particulier au Chambon, juste en face de la gare, à côté de chez Tatie, ancienne « pastoche » où nous allions boire des bières en douce. La patronne Elvira, avec son grand sourire, et arrivée au Chambon il y a presque 20ans, en 1989.

Oui j’ai ouvert le Kachelofen en juillet 89, car j’avais réfléchi pour ouvrir un café « culturel », avec des échanges, des musiciens, des gens qui lisent des textes, comme on a connu beaucoup en Allemagne, et je me suis dit que c’était possible de faire cela au Chambon, car il y a le Collège, beaucoup d’étudiants, j’ai pensé que c’était une opportunité. Il me semblait également que les gens sont beaucoup plus ouvert qu’ailleurs, à ce genre de choses. J’ai donc décidé de faire le café ici. Et alors après 20 ans…. Après 20 ans (rires) je constate que l’on travaille beaucoup plus avec les touristes, que des gens vraiment d’ici, des jeunes oui, mais des personnes plus âgées, c’est plutôt rare, il y en quelques uns intéressés sur le plateau, mais ce n’est pas la majorité de ma clientèle. Et le Collège ? Le Collège les premières années j’avais presque surtout des Collégiens, en majorité, mais au fur et à mesure, cela a diminué, et actuellement il y a peu de collégiens. Quelques uns mais pas beaucoup. Il est vrai que je fais très attention par rapport à l’alcool.Mais il y a aussi des jeunes qui sont heureux de consommer ce que nous proposons comme des milkshakes, des glaces l’été, et les cocktails sans alcool. Donc tout le monde peut se retrouver.

Je trouve que ce projet de Pentecôte 2009 est une très bonne idée, parce que de célébrer un évènement comme ça est fondamental, car le Collège existe et c’est tout à fait exceptionnel d’avoir existé tout ce temps dans un petit village, et les idées de base du Collège, la paix et l’échange avec l’autre , accueillir l’autre dans sa différence, m’apparaît comme une choses très importante encore aujourd’hui, et cette idée de la paix et de la non violence, s’il y a une discussion la dessus, et des échanges, je trouve ça très très favorable, car moi-même je me suis beaucoup engagée dans les mouvement pour la paix, et je trouve de plus en plus que s’il y a d’un côté une ouverture, il y a également de plus en plus de peurs d’un autre côté, et de réduire ces peurs et de faire des échanges, je trouve cette idée excellente.

Propos recueillis par Sam Debard